Business Game : Nouvel exercice de recrutement

Avec l’arrivée des millénials sur le marché du travail, les employeurs doivent attirer par tous les moyens les jeunes diplômés. En effet, rappelons tout d’abord que les générations Y et Z représenteront 50 % de la population active d’ici 2020 ; et donc une part exponentielle des futurs candidats. Or le monde de l’entreprise ne les fait plus particulièrement rêver. Ils souhaitent désormais être challengés et quoi de mieux que le jeu comme moteur de leur engagement et principal levier de motivation ! C’est pourquoi les Business Games sont devenus incontournables auprès des recruteurs qui convoitent les jeunes diplômés. Mais attention : loin d’être une lubie marketing, le « jeu » offre de sérieux atouts en matière de recrutement. Ainsi, Junior ISEP, dans sa recherche de nouveaux Chefs de Projet, propose au cours des ses recrutements un Business Game et ce, depuis maintenant 2 ans.

Qu’est-ce que le Business Games ?

Il existe un certain nombre de formes de Business Games : par le biais de jeu vidéo, jeu de rôle, business compétition, ou encore hackathon ; un Business Game peut prendre différentes formes, mais est toujours conçu sur la base d’un scénario inspiré du monde de l’entreprise. L’objectif est de tester diverses compétences des participants avant de proposer des postes aux plus performants.

Le jeu s’impose comme un formidable outil pour aider les recruteurs à identifier des pépites et à tester leurs fameux « softs skills » : ces compétences dites « douces » qu’il est si difficile de cerner dans les échanges formels tel que l’entretien où le candidat sait à quoi s’attendre. Pour identifier, ces compétences comportementales, Junior ISEP fait confiance à sa Junior partenaire, Psy’Insight, issue de l’Ecole de Psychologues Praticiens, pour l’épauler. Ainsi, au sein du Business Game, les candidats seront invités à dévoiler leurs aptitudes à travailler en équipe, leur leadership, esprit de compétition, créativité ; autant de qualités qui pourront ainsi être passées au crible en situation réelle.

Pourquoi faire des Business Games ?

Inviter un étudiant à se prendre au jeu à travers un Business Game consiste en quelque sorte à lui faire expérimenter très concrètement les enjeux et problématiques réels de l’entreprise, à lui faire dévoiler sa culture, ses valeurs ou encore sa vision. Le recruteur optimise et sécurise alors son processus de recrutement en faisant face à des candidats « engagés », qui n’ont pas postulé à l’aveugle. Un aspect très important du Business Game est que la compétition soit en phase avec les valeurs de l’entreprise qui l’organise.

Lors du Business Game chez Junior ISEP, les candidats se connaissent peu voire se sont juste croisés dans une salle de cours ou au détour d’un couloir. Ils vont alors devoir, au sein de leur équipe définir des rôles : s’imposer sans écraser les autres. Le travail d’équipe sera un peu comme faire partie d’un orchestre : il faut que chacun connaisse sa place et joue sa partition. Ils devront parvenir à mobiliser leurs connaissances et les exploiter ensemble ce qui implique rigueur et entraide. Certes l’union fait la force, mais travailler en équipe n’est pas toujours facile… il faudra qu’ils sachent composer avec le choc des égos ou des ambitions, les oppositions de styles ou de caractères, les intérêts contradictoires, bref composer avec la nature humaine.

Des exemples de Business Games

Nombreux sont les grands groupes qui organisent désormais ce genre d’exercices. On peut relever trois grands objectifs de la part des entreprises qui organisent des Business Games : innover autour de thématiques clés, développer sa marque en découvrant des idées auprès des candidats et recruter des talents.

Dans un premier temps nous pourrons parler du cas Microsoft. En effet, chaque année, depuis 2003, cette multinationale organise l’Imagine Cup. Ce concours propose à des étudiants et lycéens du monde entier (190 pays) de plancher sur des défis majeurs : commerce équitable, préservation de la biodiversité, réduction de l’effet de serre, accès à l’éducation, égalité des chances… Mais attention, l’angle doit être technologique. S’appuyant sur le principe des Jeux olympiques, l’Imagine Cup est planifiée en plusieurs catégories qui représentent les différents domaines des nouvelles technologies. Les meilleurs de chacune des 9 catégories se retrouvent ensuite pour une grande finale, qui est organisée chaque année par un pays différent. En 2019, ce fut l’équipe EasyGlucose, originaire des États-Unis, qui a remporté la première place avec son projet, un moniteur de glycémie peu coûteux et non invasif qui utilise Azure Deep Learning et l’imagerie ophtalmique sur smartphone.

Autre stratégie, autre firme. L’Oréal est considéré comme pionnier dans ce secteur avec Brandstorm qui ne cache pas ses ambitions. Ce concours d’innovation qui a déjà attiré plus de 200 000 étudiants dans le monde depuis sa création, offre à l’équipe gagnante l’opportunité de concrétiser son idée en intégrant un programme d’immersion de trois mois à Station F, le plus grand campus de start-up au monde. « Dès le départ, le recrutement en soi était un de nos objectifs », précise Carole Pasco-Domergue, directrice de la marque employeur L’Oréal. Le leader mondial des produits cosmétiques annonce plus de 150 embauches par an via son concours.

La tendance est également à l’émergence de nouveaux formats de Business Games rassemblant communautés d’étudiants et communautés de start-up. C’est le cas de Saint-Gobain, qui a lancé son challenge Pinterest et son challenge pour start-up sur une thématique identique afin d’aboutir à une finale commune. D’un côté les étudiants sont amenés à créer des solutions originales et intuitives utilisant le numérique pour accompagner les particuliers dans une ou plusieurs étapes de leur parcours de rénovation. Les lauréats en plus des nombreux lots pourront aussi développer leur projet avec Pinterest au sein de magasins du groupe Lapeyre, filiale de Saint-Gobain.

Ainsi ce fut durant la semaine du 30 septembre au 4 octobre que les candidats au poste de Chef de Projet se sont confrontés à l’exercice du Business Games. Espérons qu’ils auront su manier esprit d’équipe et démarche personnelle avec rigueur. 

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Pauline Millot

Pauline Millot

Community Manager

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